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Histoire Romaine

Histoire Romaine

Titel: Histoire Romaine Kostenlos Bücher Online Lesen
Autoren: Theodor Mommsen
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redevance
annuelle fixe (Pausanias, 7, 16, 6. – Cf. Cicéron, de Provinc. consul., 3,
5) ; que la petite île de Gyaros, par exemple était taxée à 550 drachmes (Strabon,
10, 485) ; que, les haches et les verges du proconsul romain se
promenaient par tout le pays, dictant l’obéissance, et obéies (Polybe, 1 ;
– Cf. Cicéron, Verr ., I, 21, 55) ; que le représentant de la
République exerçait son droit de haute surveillance sur les institutions
municipales des cités ( Corp. masc. grœc., 1543), parfois même sur l’administration
de la justice criminelle ( Ibid . ; Plutarque, Cim ., 2), nomme
l’avait fait jusque-là le Sénat romain lui-même ; et qu’enfin, l’ère
provinciale macédonienne (p. 340) est aussi, à cette même époque, reçue en
Grèce. Les faits contradictoires que l’on oppose à notre conclusion ne sont
autres que ceux dérivant de la condition de villes libres laissée d’ailleurs
aux cités : il en résulte que tantôt on les considère comme placées en
dehors de la province (Suétone, César , 25 ; Columelle, 11, 3, 26), tantôt
comme lui appartenant (Josèphe, Antiq. jud ., 14, 4, 4). Le domaine de Rome
en Grée se limitait, je le veux, au territoire de Corinthe et à quelques
parties de l’Eubée ( Corp. insc. grœc., 5879) : elle n’y avait pas
de sujets, dans le sens propre du mot ; mais, à prendre les choses dans
leur exactitude, à voir quels étaient les rapports entre les cités grecques et
le gouverneur romain de la Macédoine, il faut reconnaître que, comme Massalie
appartint plus tard à la Narbonnaise, et Dyrrachion à la Macédoine, de même la
Grèce propre dépendait de cette dernière province. Nous rencontrons ailleurs
des exemples plus confirmatifs encore. A partir de 665 [-89], la Cisalpine se
composait de cités au droit romain ou au droit simplement latin ; elle n’en
fut pas moins réduite en province par Sylla ; et, au temps de César même, on
trouve des contrées entièrement formées de cités au droit romain, le pays ne
cessant pas pour cela d’être une province. C’est ici qu’apparaît nettement le
vrai sens du mot provincia dans la langue politique de Rome ; il ne
signifie rien autre que commandement , les attributions administratives
et judiciaires du fonctionnaire investi du commandement n’étant à l’origine que
les accessoires, les corollaires de sa dignité militaire [v, la dissertation
déjà citée, die Rechfsfrage , etc. ( la Question de droit entre César
et le Sénat , n°1). – Par contre, je m’empresse de reconnaître, prenant en
considération la souveraineté formellement laissée et reconnue aux cités
grecques libres, que les événements de 608 [-146] n’apportèrent point tout d’abord
un changement notable dans les conditions de leur droit public ; les
différences ne sont que de fait. Au lieu d’être rattachées à la ligue Achéenne,
les villes d’Achaïe se rattachent désormais à Rome à titre de clientes
tributaires ; et, à partir de l’établissement du proconsul préposé
spécialement au gouvernement de la Macédoine, celui-ci, en ce qui touche la
haute surveillance à exercer sur les États clients de la Grèce propre, remplace
désormais les délégués directs de la métropole. Donc, selon qu’on se préoccupe
davantage des faits ou de la forme, on peut soutenir que la Grèce appartient
depuis 608, ou n’appartient pas encore, à la province de Macédoine ; pour
moi, j’estime que la première opinion se rapproche davantage de la vérité.
    [590] Un des plus curieux faits attestant notre dire, c’est
le nom donné chez les Romains à tous les objets d’art, de bronzé ou d’airain, venus
de Grèce. Au temps de Cicéron, on les désigne indifféremment par ces mots airain
de Corinthe ou airain de Délos . On comprend facilement que les
Italiens indiquaient par là, non le lieu de la fabrication, mais seulement le
lieu de l’exportation (Pline, Hist. nat ., 34, 2, 9) : loin de notre
pensée, d’ailleurs, de nier contre l’évidence qu’il se soit aussi fabriqué des
vases de ce genre à Corinthe et à Délos !
    [591] Plusieurs lettres récemment publiées ( Comptes
rendus de l’Académie de Munich (Sitzungsberichte), 1860, p. 480 et suiv.), lettres
adressées par les rois Eumène II et Attale II au prêtre de Pessinunte, lequel
porte communément le nom d’Attis (cf. Polybe, 22, 20), jettent le jour le plus
clair sur leurs rapports avec Rome. La première de ces

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