Histoire Romaine
664 [-90] ; et l’autre, qui
finit ses jours en exil, à Smyrne, lui avait probablement survécu.
[654] [Le Senaculum , entre le Forum et le Capitole]
[655] [Il y a là un jeu de mots intraduisible en français : Nihil se ad largitionem ulli reliquisse, nisi si quis aut CŒNUM dividere
vellet, aut CŒLUM. (Florus, III, 19)]
[656] [La littérature française s’est enrichie il y a
quelques années d’un excellent travail historique sur ce sujet, par M. Mérimée
( Essai sur la guerre sociale , Paris, 1841 et 1853). Cette remarquable et
instructive étude, comprenant toute la période qui va des Gracques à la mort de
Sylla, porte ce cachet de précision et de réalité que l’honorable académicien
sait imprimer à tous ses écrits. On verra, par la comparaison, qu’il est
presque toujours d’accord, et dans l’exposé des faits et dans ses conclusions, avec
le récit de M. Mommsen]
[657] [Voir ce récit dans Aulu-Gell., X, 3]
[658] [Aulu-Gell., ibidem.]
[659] Ces chiffres sont tirés des cens de 639 [115 av.
J.-C.] et 684 [-70] : dans la première de ces années, on compta trois cent
quatre-vingt-quatorze mille trois cent trente-six citoyens propres au service
militaire : dans la seconde, neuf cent dix mille (suivant Phlégon, fragm. 12, éd. Müller : Clinton [ fasti Rom.] et ses copistes reportent
à tort ce dernier nombre au cens de 668 [-86] Tite-Live, ep. 98, selon la vraie
leçon, compte neuf cent mille têtes). Les seuls chiffres connus, entre ces deux
termes extrêmes, ceux du cens de 668, qui s’élèvent à quatre cent
soixante-trois mille têtes, ne tombent aussi bas que parce qu’on est alors en
pleine crise révolutionnaire. Il n’est point présumable que la population de l’Italie
ait augmenté de 639 à 684 : les allotissements de terres de Sylla ont tout
au plus comblé les lacunes amenées par la guerre ; et l’excédant constaté
de plus de cinq cent mille hommes valides-peut en toute sûreté, se rattacher à
l’admission des alliés dans la cité, laquelle s’était accomplie dans l’intervalle.
D’une autre part, il est possible et même vraisemblable que, dans ces années
néfastes, la population italique ait plutôt décru dans son chiffre total ;
et si l’on estime le déficit à cent mille hommes valides, ce qui n’a rien d’exagéré,
on trouve qu’à l’époque de la guerre sociale il y avait en Italie, comme nous
le disons dans le texte, un citoyen pour deux non citoyens.
[660] Nous avons encore la formule de ce prétendu serment (Diodore, fragm. Vatic., p. 128) : la voici : Par Jupiter Capitolin, par
la Vesta romaine, par Mars, dieu de nos aïeux, par le soleil qui engendre les
êtres, par la terre qui les nourrit, par les divins fondateurs et
amplificateurs de la ville de Rome, je jure que me sera ami ou ennemi quiconque
sera l’ami ou l’ennemi de Drusus : que je n’épargnerai ni ma vie, ni celle
de mes enfants ou de mes parents, en tant qu’elle sera utile à Drusus et à mes
associés dans ce serment. Mais si, par la loi de Drusus, je devenais citoyen, je
regarderai Rome comme ma patrie et Drusus comme mon plus grand bienfaiteur. Je
ferai prêter ce serment à tous ceux que je pourrai, parmi mes concitoyens :
si je le garde, puissé-je prospérer : si je le fausse, puisse-je aller à
mal ! Je crois qu’il ne faut user de ce document qu’avec une prudente
réserve : il a été tiré sans doute des harangues de Philippe contre Drusus
(ce qui explique comment le faiseur d’extraits a fort sottement intitulé ce
fragment serment de Philippe ). A tout le mieux, il a été tiré des
actes du dossier criminel dressés plus tard à Rome au sujet de la conjuration ;
et dans ce cas encore, on peut se demander s’il a été transcrit dans l’enquête
d’après la déposition des prévenus, ou s’il n’est pas plutôt l’articulation
même de la prévention.
[661] Nous trouvons dans les sources d’ailleurs si rares
sur les événements qui nous occupent, la confirmation précise du fait. Citons
surtout Diodore [ fragm., Dindorff, éd. Didot, p. 538] et Strabon, 5, 4, 2.
Celui-ci dit même expressément que le peuple élisait directement les magistrats.
On a soutenu, mais sans le prouver, que le Sénat d’Italia était autrement
composé que le Sénat romain, et que ses attributions différaient. Naturellement,
dés leur première réunion délibérante, les insurgés ont dû songer à donner une
représentation égale aux diverses
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