Le scandaleux Héliogabale : Empereur, prêtre et pornocrate
sinistre. En moins de cinquante ans, vingt-trois empereurs et quatorze usurpateurs s’affrontèrent pour la conquête d’un pouvoir éminemment périlleux et toujours bref.
Maesa
Maesa s’éteignit en 223, soit un an seulement après l’assassinat d’Héliogabale. L’histoire ne nous dit pas dans quelles circonstances l’énergique et impitoyable grand-mère, qui aimait tant le pouvoir au point de lui sacrifier la vie de son petit-fils, trouva la mort.
Mammaea
Après être arrivée à ses fins en éliminant sa sœur et son neveu, Mammaea occupa d’abord la régence avec sagesse, grâce à l’assistance de conseillers avisés.
Mais en 228, elle confisqua définitivement le pouvoir à son fils et l’exerça avec tant d’autoritarisme et de démesure qu’elle s’attira la haine de nombreux ennemis.
Mammaea périt en même temps qu’Alexandre, à Mayence, poignardée elle aussi par les légionnaires.
Valerius Comazon
L’ami fidèle et dévoué à la cause de Maesa se vit de nouveau promu préfet de la ville sous le règne d’Alexandre. Il passa, semble-t-il, sans encombre au travers de tous les drames de la dynastie sévérienne finissante… Un beau parcours pour un ancien mime.
Élagabal
La pierre noire, bannie de Rome, reprit discrètement le chemin du temple solaire d’Émèse, sur l’ordre d’Alexandre et de Mammaea.
Ses deux « épouses », le Palladium et Tanit la Lune, furent immédiatement restituées à leur sanctuaire respectif : la première, au grand soulagement des Romains, réintégra le temple de Vesta, et la seconde fut rendue à Carthage.
Débarrassé de ce dieu oriental qui lui avait ravi momentanément sa gloire, Jupiter put recouvrer sa prééminence, et avec lui les autres divinités traditionnelles de Rome.
LES QUATRE PREMIÈRES
DYNASTIES IMPÉRIALES
LES JULIO-CLAUDIENS
Auguste : 27 av. J. -C. -14 / Tibère : 14-37 / Caligula : 3741 / Claude : 41-54 / Néron : 5468
LES FLAVIENS
Vespasien : 69-79 / Titus : 79-81 / Domitien : 81-96
LES ANTONINS
Nerva : 96-98 / Trajan : 98-117 / Hadrien : 117-138 / Antonin : 138-161 / Marc Aurèle : 161-180 (et Lucius Verus : 161-169) / Commode : 180-192
LES SÉVÈRES
Septime Sévère : 193-211 / Caracalla/Geta : 211-212 / Caracalla : 212-217 / Héliogabale : 218-222 / Alexandre Sévère : 222-235
Le camée reproduit sur la page titre représente Héliogabale sur un char traîné par deux femmes affublées de queues de vache. Le personnage nu, ithyphallique, debout sur un char, tient les rênes de la main gauche et un long fouet de la main droite. Les femmes sont nues, hormis une ceinture (sangle d’attache), et marchent à quatre pattes.
La scène est satirique. Elle confirme une allégation de la « Vie d’Élagabale » de L’Histoire auguste , dont l’authenticité avait été longtemps mise en doute : « il attachait à une charrette à bras de superbes femmes, par quatre, par deux ou encore par trois et même davantage, et se faisait ainsi véhiculer, généralement nu, par ces conductrices, nues également ».
L’inscription en relief, en grec : EPIXENI – NEIKAC (Qu’Épixène – l’intrus, le métèque – soit vainqueur).
Le camée est conservé au département Monnaies et Médailles de la Bibliothèque Nationale – 58 rue de Richelieu 75002 Paris.
© Bibliothèque Nationale de France
GÉNÉALOGIE DES SÉVÈRES ET DES BASSIANIDES
EMPIRE ROMAIN AU DÉBUT DU IIIe SIÈCLE
ITINÉRAIRE D'HÉLIOGABALE D'ÉMÈSE À ROME
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