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Histoire Romaine

Histoire Romaine

Titel: Histoire Romaine Kostenlos Bücher Online Lesen
Autoren: Theodor Mommsen
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réside
dans l’honorabilité personnelle de la partie ; alors même qu’elle témoigne
dans sa propre cause. Par cette raison encore, lorsque dans les siècles
postérieurs, cette probité mercantile disparut peu à peu du milieu de la
société romaine, le contrat littéral, sans être expressément écarté, en vint
aussi à n’être plus guère produit en justice.
    [495] Dans le remarquable modèle que Caton (144) nous donne
du contrat à passer avec l’entrepreneur de la récolte des olives, se lit un
paragraphe ainsi conçu : (A l’adjudication de l’entreprise), nul des
enchérisseurs ne doit se retirer dans le but de faire hausser les prix de la
cueillette et du pressurage des olives ; à moins pourtant que [l’adjudicataire]
ne le désigne de suite comme étant son associé. Que si l’on a omis cette
précaution, il faut qu’à la demande du propriétaire ou de son régisseur, tous
les membres (de l’association qui a pris le marché) prêtent serment (de n’avoir
rien fait contre la sincérité de la concurrence) : que s’ils ne le prêtent
pas, on ne leur paye point le prix du marché . Qu’on ait affaire ici à une
société, et non plus à un entrepreneur isolé, est-il besoin de le dire ?
    [496] Tite-Live, 21, 23 (cf. Cicéron, Verr ., 5, 18, 45)
ne mentionne que l’interdiction relative aux armements maritimes ; mais
nous savons d’ailleurs qu’il en est de même pour les entreprises publiques ( redemptiônes ).
Asconius ( in or. in toga cand., p. 94) et Dion (55, 10, 5) le disent :
et comme suivant Tite-Live aussi, toute spéculation est jugée malséante de
la part d’un sénateur , il semble probable que la loi Claudia a été plus
loin encore dans la voie des prohibitions.
    [497] Caton, comme tout autre, plaçait en effet son avoir
dans les troupeaux, et dans les entreprises commerciales ou analogues. Mais il
avait à cœur de ne point enfreindre la loi : il ne spéculait pas dans les
fermes publiques ; ce qui lui était interdit en sa qualité de sénateur ;
et il n’entrait pas dans les banques de prêt à intérêt. Il y aurait injustice à
lui reprocher ici des habitudes qui eussent été contraires à sa théorie. Le
prêt maritime, où il plaça souvent ses fonds, ne constitue pas le moins du
monde le prêt à intérêt défendu. Dans son essence, il se range dans la classe
des opérations d’armement et d’affrètement.
    [498] [V. Dict. de Smith : v° Nobiles .]
    [499] [ Mentiri nefas habebatur , dit Cicéron.]
    [500] [Pour plus de détails sur les cérémonies funèbres à
Rome, nous renvoyons au Dict. de Smith, v° Funus  ; au livre si
complet de Gubl et Koner, sur la vie chez les Grecs et les Romains ( das
Leben derGriech. u. der Rœm.) Berlin, 1862. – V. aussi Preller, Mythologie , Bestattungsgebraüche ( usages funéraires ), p. 479 et 50.]
    [501] [Ou l’Art, en Allemagne, a un sens mal défini pour
nous, ou les dédains quelque peu jaloux, en tous cas fort exagérés, de la
critique allemande méritent d’être relevés ( I, 15, première note ). Certes,
ce que nos voisins appellent la littérature des perruques est une médiocre
chose, et nous faisons assez peu de cas des serviles imitations auxquelles se
complaisaient les poètes anglais et allemands du siècle de la reine Anne, et du
siècle du grand Frédéric. Mais nous ne pouvons souscrire, amour-propre national
à part, à ces orgueilleux jugements qui ne veulent reconnaître le sentiment et
le génie de l’art qu’aux seules races d’outre-Rhin et aux Anglo-Saxons. Il ne
faut pas que Shakespeare et Beethoven fassent oublier le Dante, Raphaël et le
Poussin. Nous attribuerons volontiers à l’Allemagne le sceptre de la pensée
philosophique et de la haute érudition : nous ne lui accorderons pas
facilement la supériorité dans les arts plastiques, ou celle de l’inspiration
littéraire unie aux splendeurs et aux contours arrêtés de la forme. – Notre devoir de traducteur nous interdisait d’atténuer les hardiesses du texte : mais
nous nous faisons un devoir, une fois pour toutes, de renouveler ici nos
réserves.]
    [502] Les monnaies et les inscriptions attestent, en effet,
que le vainqueur de Magnésie et ses descendants ont d’abord porté le nom d’ Asiagenus .
Les Fastes capitolins lui donnent, il est vrai, celui d’ Asiaticus  ;
mais c’est là précisément une des nombreuses traces qui s’y rencontrent d’une
rédaction postérieure aux événements. Le surnom

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