Le clan de l'ours des cavernes
sortaient de la hutte, le lendemain matin.
Il tenait à la main la coupe d'infusion de menthe qu'Ayla lui avait préparée et se mit à m‚chonner la petite branche de gaulthérie qu'elle avait écorcée pour qu'il puisse se nettoyer les dents.
- Je veux d'abord passer voir Whinney et Rapide, répondit-elle. Pars devant, je garde Loup et je te retrouve plus tard.
- Ne sois pas trop longue. Les membres de la Caverne viendront longs, c'est une chose, mais quand ils verront qu'une femme, avec notre instrument, peut lancer une sagaie plus loin que n'importe quel homme, ils seront intéressés.
- Je t‚cherai d'aller vite mais je veux brosser les chevaux et examiner Rapide. Je crois qu'il a reçu quelque chose dans l'oil, il est un peu rouge. Il faudra peut-être que je le soigne.
- Tu veux que je vienne avec toi ? proposa-t-il, soudain inquiet.
- Cela n'avait pas l'air grave, je suis s˚re qu'il va bien. Je veux juste m'en assurer. Pars, je te rejoindrai.
Jondalar hocha la tête en se curant les dents puis avala le reste de l'infusion et sourit.
- Je me sens toujours mieux avec ça.
- Cela réveille et nettoie la bouche, dit Ayla.
Elle lui préparait sa tisane et sa brindille presque tous les matins depuis qu'ils s'étaient rencontrés et elle avait pris l'habitude de le regarder procéder à son rituel.
- Tu as encore des nausées le matin ? s'enquit-il.
- Non, plus maintenant, mais j'ai remarqué que mon ventre s'arrondit.
(- J'aime ça, dit Jondalar, passant un bras autour des épaules d'Ayla, posant une main sur son ventre. J'aime surtout ce qu'il y a dedans.
- Moi aussi.
Il l'embrassa avec ardeur puis reprit :
- Ce qui me manque le plus, depuis que nous ne voyageons plus, c'est de pouvoir m'arrêter n'importe o˘ et partager les Plaisirs avec toi quand nous en avons envie. Maintenant, il y a toujours quelque chose à faire...
Il enfouit la tête au creux de son cou, palpa la plénitude de ses seins et l'embrassa de nouveau.
- Je n'ai peut-être pas besoin d'aller là-bas si tôt, murmura-t-il d'une voix rauque.
- Si, répondit-elle en riant. Mais si tu préfères rester...
- Non, tu as raison.
Jondalar partit pour le camp principal tandis qu'Ayla rentrait dans la hutte. Elle en ressortit avec son sac de voyageur, celui qui contenait l'étui des sagaies et le propulseur et o˘ elle avait rangé divers objets.
Elle siffla Loup, remonta la petite rivière. La voyant venir, les chevaux allèrent à sa rencontre aussi loin que le permettaient leurs longes. Ayla remarqua que les cordes s'étaient prises dans la végétation. Outre les hautes herbes qui s'étaient enroulées autour des deux longes, celle de Whinney s'était entortillée dans des broussailles sèches, et Rapide avait déterré tout un buisson, racines comprises. Un enclos leur conviendrait peut-être mieux, pensa-t-elle.
Ayla défit licous et longes avant d'examiner l'oil de Rapide. Il était un peu rouge mais ne semblait pas mal en point. L'étalon et le loup se frottèrent le museau puis, heureux d'être libéré, Rapide se mit à rtalrmar an dafrriitrmt un pat^l" "t T "n" K" lassa" i ac =a;s=3Ô=î==
±=
Ayla entreprit d'étriller Whinney. Lorsqu'elle releva la tête, c'était Rapide qui pourchassait Loup. Elle s'arrêta de brosser la jument pour les observer. quand Loup se rapprocha de Rapide, le jeune cheval ralentit un peu pour le laisser passer. Lorsqu'ils eurent bouclé un tour complet, ce fut Loup qui ralentit pour laisser passer
Rapide.
Elle crut d'abord qu'elle avait tout imaginé, mais, en continuant à les regarder, elle s'aperçut que le manège était délibéré, que c'était un jeu qui les amusait. Deux jeunes m‚les débordant de vie avaient découvert une façon de dépenser leur énergie et y prenaient plaisir. Ayla sourit en regrettant que Jondalar ne f˚t pas là pour admirer avec elle leurs cabrioles puis se remit à brosser la jument. Whinney commençait elle aussi à montrer qu'elle était grosse mais semblait
en parfaite santé.
quand Ayla eut fini de s'occuper d'elle, elle constata que Rapide paissait à présent paisiblement et que Loup n'était nulle part en vue. Parti en exploration, se dit-elle. Elle émit le sifflement que Jondalar utilisait pour appeler l'étalon. Il secoua la tête, s'approcha d'elle, et il l'avait presque rejointe quand un autre sifflement, reprenant les mêmes notes, se fit entendre. Tous deux cherchèrent le siffleur. Ayla pensa que c'était Jondalar, revenu pour une
Weitere Kostenlose Bücher