Histoire Romaine
tribunus a populo , et
le laticlanius , ainsi que le Judex quadringenarius [ * ], ne font jamais mention du tribunus rufulus et angusticltavius , non plus que du judex ducenarius [ ** ] – Encore moins est-il possible de s’arrêter
rationnellement à un chiffre total de six turmes : si d’habitude on
l’a admis (Becker, 2, 1, 261, 288), c’est en se référant, bien à tort, au nom
que portaient les chefs de ces sections ( seviri equitum Romanorum ). Pendant
longtemps, cela est certain, la cavalerie civique des Romains a formé six
centuries, sous les ordres de six centurions ou tribuni celerum ; mais,
voulût-on soutenir que les centuries ayant été portées de six à dix-huit, le
nombre des chefs de la cavalerie serait cependant resté stationnaire, encore
faudrait-il tenir que les seviri equitum ne peuvent en aucune façon être
identifiés avec les tribuni celerum , puisque jamais dans les sources et
les monuments, on ne rencontre mention d’eux, lorsqu’il est parlé de la
cavalerie tout entière ; et qu’ils ne sont nommés qu’autant qu’il est
question d’une section, d’une turme ( seviri equitum : turmœ primæ , etc.,
etc., en grec ίλαρχοι [Zonaras, 10, 35,
p. 421, éd. de Bonn]). Donc ils se rattachent, non aux cadres de la centurie, mais
à ceux du peloton de cavalerie. Ici, nous retrouvons bien tout ce que nous
cherchons : les six officiers préposés à chacune des turmes dans l’organisation
de l’armée (Polybe, 6, 25, 1), les décurions et les options de Caton ( Fragm .,
p. 39, Jordan.), ne sont autre que les Seviri . Et ceux-ci seraient par
suite en nombre sextuple par rapport au nombre des escadrons de la cavalerie. Mais
où trouve-t-on trace d’une preuve à l’appui de cette assertion si commune, qu’il
y avait un sevir à la tête de chacune des turmes ? Toute
leur ordonnance proteste contre cette erreur. Mais, dit-on, M. Aurelius
Sevir , n’a-t-il pas donné les jeux ( ludi sevirales ) cum collegis ? Henzen s’est emparé de l’objection ( Annali dell’Instituto , 1862, p. 142).
On n’en peut rien conclure, pourtant, contre notre nombre, les collègues d’Aurelius
pouvant fort bien appartenir à la même turme que lui. Il est probable d’ailleurs
que les sevirs de la première turme étaient plus considérés :
les principes juventutis ne sont ni plus ni moins que les princes impériaux ,
placés comme sevirs dans cette même section ; et les jeux
sevirales lui appartenaient exclusivement, sans doute. Il se peut, enfin, que
dans les temps postérieurs, les premières turmes aient seules reçu leur
organisation complète, avec leurs six sevirs , tandis que dans les autres
sections de la cavalerie publique ( equites equo publico ), la subdivision sévirale aurait été abandonnée. – Au reste, en dehors des contingents
fournis par les sujets italiques et extra-italiques, les cavalier publics ou
légionnaires ( equites equo publico ; equites legionarii ) composaient
seuls la cavalerie régulière de l’armée : quant aux cavaliers privés ( equites
equo privato ), ils ne formaient que des compagnies de volontaires ou de
discipline.
[ * ] Le tribun du
peuple : le sénatorien vêtu du laticlave : le juge choisi
parmi les citoyens riches à 400. 000 sesterces.
[ ** ] Le tribun nommé
directement par le général en dehors des comices, comme l’a été Rutilius Rufus
(Tite-Live, 7, 5 in fine ). – Le juge ducénaire , choisi parmi les
citoyens n’ayant que 200. 000 sesterces.
[460] C’est la note ou notatio ou aminadversio
censoria portée sur les registres du cens : ( labulœ censuriœ ).
– Mais dans l’exclusion par prétérition, qui équivalait à la radiation , ou ejectio , la sentence était-elle motivée, sur le livre du censeur ? Il
semble bien que non .
[461] Prœtor urbanus , ou urbis : prœtor
peregrinus .
[462] Que si l’on consulte les fastes des consuls et des
édiles, on y constatera la stabilité de la noblesse romaine, celle des
patriciens surtout. A l’exception des années 399, 400, 401, 403, 405, 409, 411
[-355/-343], dans lesquelles les deux consuls ont été patriciens, on trouve toujours
de l’an 388 jusqu’en 581 [-366/-173], les deux consuls plébéien l’un, l’autre
patricien. Les collèges des édiles curules, dans les années impaires du comput
varonien , sont, tout au moins jusqu’à la fin du VIe siècle, constamment
choisis dans les rangs du patriciat. Nous connaissons tous les noms pour
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