Histoire Romaine
était tribun du peuple
en 671 [83 av. J.-C.], et par conséquent ne pouvait avoir de commandement à l’armée.
[695] Les auteurs enseignent que Sylla se posta dans le
défilé qui commandait l’unique accès de Præneste (Appien, 1, 90), et les
événements ultérieurs font voir que la route de Rome lui restait ouverte, à lui
et à l’armée de secours. Évidemment il occupait le chemin transversal, qui
partant de la voie Latine, par laquelle arrivaient les Samnites, se détourne
vers Palestrina par Valmontone : dans cette situation, il
avait ses communications libres sur Præneste, et l’ennemi pouvait se porter sur
la capitale par la voie Latine ou par la voie Labicane .
[696] [La Villa publica , ou maison des champs
publique , servant d’ordinaire d’ hospitium aux ambassadeurs, et à la revue
du peuple par les censeurs. Sa construction fort ancienne remontait à l’an 320
(434 av. J.-C.)]
[697] Peut-être qu’un autre nom se cache sous la leçon
fruste de Tite-Live, 89 : mtam in Samnio : V. Strabon, 5,
3, 10.
[698] [Auj. Béjié , dans l’État de Tunis, au sud-est
de Bône]
[699] [Sur le Sarus (le Seihan ), au nord du
Taurus : auj. el Bostan ]
[700] Les traditions les plus dignes de foi ne donnent aux
rois que douze licteurs (Cicéron, de repub ., 2, 17, 31 – Tite-Live, 1, 8,
et alias : secùs , Appien, Bell. civ., 1, 100) : de même,
à l’origine, les deux consuls n’en ont aussi que douze, chacun d’eux les
prenant pendant un mois alternativement. Par suite, il faut tenir que le
dictateur n’en avait pas davantage : ce qui peut encore s’induire de
Tite-Live ( epit . 98), où il est dit qu’avant Sylla, jamais dictateur n’a
eu vingt-quatre licteurs. – Polybe, il est vrai, affirme le contraire (3, 87) :
mais il faut remarquer qu’il parle là d’une magistrature tombée de son temps en
désuétude : et que, comme de son temps aussi, les deux consuls avaient
pris chacun les douze licteurs, il n’y avait plus rien de contraire à la
théorie du droit public à ce que le dictateur en eût vingt-quatre. De là, par
voie de conséquence, les vingt-quatre licteurs attribués au dictateur, même des
plus anciens temps, par Denys d’Hal. (10, 24) et par Plutarque ( Fab ., 4).
Rien ne s’oppose, à mon sens, à ce qu’on regarde Sylla comme le premier auteur
de cette pratique, et de tenir pour vraie, dès lors, l’assertion fort sérieuse
de l’abréviateur de Tite-Live.
[701] Satius est uti regibus quam uti malis legibus ( ad Herenn ., 2, 26).
[702] [De là le mot de proscriptio , proscription ]
[703] Tel est le chiffre fourni par Valère Maxime, 9, 2, 4.
– Selon Appien ( bell. civ ., 4, 95), Sylla aurait proscrit environ
quarante sénateurs, auxquels d’autres furent ajoutés plus tard, et environ
seize cents chevaliers : selon Florus (2, 9), suivi par saint Augustin ( de
civit. Dei , 3, 28), deux mille sénateurs et chevaliers. Plutarque ( Silla ,
31) dit que dans les trois premiers jours cinq cent vingt noms furent portés
sur les listes. A entendre Orose (5, 21), il y en aurait eu cinq cent
quatre-vingts dans les premiers jours. – Toutes ces données ne sont pas
essentiellement contradictoires entre elles : d’une part, il n’y eut pas
que des sénateurs et des chevaliers qui furent mis à mort ; et d’autre
part les listes demeurèrent ouvertes pendant plusieurs mois. Ailleurs, Appien (1,
103) énumère, comme ayant été tués ou bannis par Sylla, quinze consulaires, quatre-vingt-dix
sénateurs, deux mille six cents chevaliers : mais tout le passage fait
voir qu’il y a ici confusion entre les victimes de la guerre civile et celles
de Sylla personnellement. Les quinze consulaires sont : Quintus Catulus (consul
en 652), Marcus Antonius (c. en 655), Publius Crassus (c. en 657), Quintus
Scævola (c. 659), Lucius Domitius (c. 600), Lucius Cæsar (c. 664), Quintus
Rufus (c. 666), Lucius Cinna (c. 667 à 670), Gnœus Octavius (c. 667), Lucius
Merula (c. 667), Lucius Flaccus (c. 668), Gnœus Carbon (c. 669, 670, 672), Gaius
Norbanus (c. 671), Lucius Scipion (c. 671), Gaius Marius (c. 672) : parmi
eux, quatorze périrent ; un, Lucius Scipion, fut banni. Que si au
contraire, selon le récit de Tite-Live, adopté par Eutrope (5, 9) et par Orose
(5, 22), on veut que la guerre sociale et la guerre civile aient enlevé ( consumpti )
vingt-quatre consulaires, sept prétoriens, soixante anciens édiles et deux
cents sénateurs, on fait ici entrer dans le
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