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Le clan de l'ours des cavernes

Le clan de l'ours des cavernes

Titel: Le clan de l'ours des cavernes Kostenlos Bücher Online Lesen
Autoren: J. M. Auel
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trouvaient près d'eux, il alluma rapidement un autre petit feu avec le silex et la pyrite de fer.
    - Comment t'y es-tu pris ? Jamais je n'ai vu quelqu'un allumer un feu aussi vite, s'émerveilla Joharran. Jondalar tendit la main qui tenait la pyrite.
    - Ayla a découvert la magie de ces pierres. Je voulais t'en parler mais il s'est passé tant de choses que je n'en ai pas eu le temps. Nous l'avons seulement montré à Zelandoni, puis à Marthona, Wil-lamar et Folara.
    Proleva exprima son étonnement :
    - Tu dis que tout le monde peut y arriver ?
    - Cela demande un peu de pratique, mais tout le monde peut le faire, oui, confirma Marthona.
    - Laisse-moi te montrer, dit Jondalar.
    Il frappa de nouveau les pierres l'une contre l'autre, leur arrachant des étincelles.
    - Celle de droite, c'est du silex, constata Proleva. Mais l'autre, qu'estce que c'est ? D'o˘ vient-elle ?
    - Ayla a trouvé les premières dans sa vallée. Elle les appelle pierres à
    feu. Nous en avons cherché en vain sur tout le chemin du retour. Je commençais à croire qu'on n'en trouvait qu'à l'est quand Ayla en a découvert non loin d'ici. Il y en a s˚rement d'autres. Nous pourrions les offrir en cadeau, ou même les troquer, comme le propose Willamar, s'il en existe en quantité suffisante.
    - Il va falloir que nous ayons une longue conversation. Je me demande ce que tu as encore à me dire. Tu pars pour le long Voyage, tu reviens avec des chevaux qui te portent sur leur dos, un loup qui laisse les enfants tirer sur ses poils, une nouvelle arme puissante, des pierres magiques qui font du feu, des histoires de Têtes Plates intelligents, une femme magnifique qui connaît leur langue et a appris chez eux à guérir. Tu es s˚r de n'avoir rien oublié ?
    Jondalar eut un sourire malicieux.
    - Je ne vois rien pour le moment. Je reconnais que, mis bout à bout, cela paraît plutôt incroyable.
    - Plutôt incroyable ! Ecoutez-le ! J'ai l'impression qu'on parlera pendant des années de ton Voyage " plutôt incroyable " !
    - Il a en effet quelques histoires intéressantes à raconter, convint Willamar.
    - C'est ta faute, Willamar, riposta Jondalar, qui se tourna vers son frère.
    Joharran, tu te rappelles les soirées que nous avons passées à l'écouter parler de ses voyages et de ses aventures ? J'ai tou-nensé nn'il était nlus rantivant qUE beaucoup de conteurs
    itinérants. Mère, tu as montré à Joharran le cadeau qu'il vient de te rapporter ?
    - Non, Joharran et Proleva ne l'ont pas encore vu. Je vais le chercher.
    Marthona alla dans sa pièce, revint avec un morceau plat d'an-douiller palmé qu'elle tendit à Joharran. On y avait gravé deux animaux aux formes galbées qui paraissaient nager. Ils ressemblaient à des poissons.
    - Comment les appelles-tu, déjà, Willamar? demanda Marthona.
    - Des phoques. Ils vivent dans l'eau mais respirent de l'air et viennent à
    terre pour mettre leurs petits au monde.
    - Remarquable, dit Proleva.
    - N'est-ce pas ? fit Marthona.
    - Nous avons vu des animaux semblables pendant notre Voyage, dit Jondalar.
    Ils vivent dans une mer intérieure, loin à l'est.
    - Certains pensent qu'ils sont des Esprits de l'eau, ajouta Ayla.
    - J'ai vu d'autres créatures étranges dans les Grandes Eaux de l'Ouest, dit Willamar. Le peuple qui habite la contrée croit que ce sont des Esprits servants de la Mère. Ils ressemblent encore plus à des poissons que les phoques. Ils enfantent dans la mer mais ils respirent et allaitent leurs petits. Ils peuvent se tenir sur la queue au-dessus de l'eau - je l'ai vu -
    et l'on dit même qu'ils ont leur propre langue. Les hommes qui vivent làbas leur donnent le nom de dauphins, et certains prétendent parler leur langue. Ils ont poussé des sortes de cris aigus pour m'en convaincre.
    " On raconte maintes histoires et légendes à leur sujet, poursuivit le Maître du Troc. On dit qu'ils aident les pêcheurs en dirigeant le poisson vers leurs filets, et même qu'ils ont sauvé la vie d'hommes dont le bateau s'était retourné loin de la côte. Les Légendes Anciennes de ce peuple racontent que jadis tous les êtres vivaient dans la mer. Certains sont venus sur terre, ceux qui sont restés sont devenus des dauphins. Les hommes de là-bas les appellent parfois " cousins ", et leur Zelandoni - c'est elle qui m'a donné cette plaque - dit qu'ils nous sont apparentés. Son peuple vénère le dauphin presque autant que la Mère. Chaque famille possède une donii, mais tout le monde a aussi un

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