Le clan de l'ours des cavernes
accoutumé à une charge, Rapide était plus difficile à mener. Joharran avait remarqué que son frère aidait l'animal, en particulier quand il devait tourner avec un travois qui gênait le mouvement. Il fallait de la patience pour calmer le jeune étalon, l'inciter à contourner les obstacles sans endommager la charge. Au départ, Ayla et Jondalar se trouvaient près de la tête, mais, après qu'ils eurent franchi le petit cours d'eau et repris la direction du nord-ouest, ils se situaient plus près du milieu.
Ils parvinrent à l'endroit o˘ Ayla et Jondalar avaient fait demi-tour la fois précédente, là o˘ la piste commençait à descendre. Cette fois, ils la suivirent, tournant avec elle pour prendre la pente la plus facile, serpentant à travers les broussailles, les hautes herbes et, dans un creux protégé, entre les arbres. Ils arrivèrent à un abri-sous-roche si près de l'eau qu'une partie du surplomb s'étendait au-dessus de la Rivière. Ils avaient parcouru moins de trois kilomètres mais la raideur des pentes rendait le trajet plus long.
De la terrasse, on pouvait plonger dans l'eau. L'abri s'appelait Front de Rivière et faisait face au sud. Il s'étendait d'ouest en est vers un méandre qui se repliait sur lui-même et aurait refermé sa
=
= :l: :. ":
- - 1!-1-:
par˚t habitable, aucune Caverne n'y vivait, mais les voyageurs, en particulier ceux qui utilisaient des radeaux, s'y reposaient. L'eau trop proche inondait parfois l'abri quand la rivière débordait.
La Neuvième Caverne ne s'arrêta pas à Front de Rivière mais escalada la falaise derrière l'abri. La piste continuait plein nord puis s'incurvait à
l'est. Un kilomètre et demi après Front de Rivière, elle descendait jusqu'à
la vallée d'un torrent généralement à sec en été. Après avoir franchi le lit boueux, Joharran s'arrêta et tous s'assirent pendant qu'il attendait Jondalar et Ayla. Plusieurs Zelandonii allumèrent de petits feux pour faire chauffer de l'eau et préparer une infusion. Certains, notamment ceux qui avaient des enfants, tirèrent des sacs un peu de nourriture.
- Ici, il faut choisir, dit Joharran à son frère. quelle route devons-nous prendre, selon toi ?
Jondalar se tourna vers Ayla. La Rivière alignant les méandres dans sa vallée, serrant la paroi rocheuse d'un côté puis de l'autre, il était quelquefois plus facile de se rendre d'une Caverne à l'autre en passant par les hauteurs. Pour atteindre l'abri le plus proche, il existait cependant une autre possibilité.
- D'ici, nous pouvons emprunter deux directions, dit Jondalar. Si nous passons par les hauteurs, nous devrons escalader cette pente, traverser le plateau sur à peu près la moitié du chemin que nous avons déjà parcouru, puis redescendre jusqu'à un autre petit cours d'eau. Il est peu profond, facile à franchir. Nous aurons ensuite à gravir une autre pente raide qui nous mènera en haut de la falaise, face à la Rivière, puis nous redescendrons. A cet endroit, elle coule au milieu d'une grande prairie, la plaine inondable. Nous ferons halte à la Vingt-Neuvième Caverne, sans doute pour y passer la nuit.
- Il y a un autre chemin, dit Joharran. La Vingt-Neuvième Caverne s'appelle les Trois Rochers parce qu'elle comprend trois rochers, non pas l'un à côté
de l'autre mais disséminés autour de la Rivière. Deux de ce côté, le troisième de l'autre.
Il pointa un doigt vers la pente, poursuivit :
- Au lieu de grimper, nous pouvons prendre à l'est jusqu'à la Rivière. Il faudra ensuite la traverser car, de ce côté, elle coule au ras de la paroi, mais il y a une longue partie peu profonde, et la Vingt-Neuvième Caverne a disposé des pierres pour faciliter le passage, comme nous avons commencé à
le faire au Gué. Nous longeons un moment l'autre rive et, quand la Rivière serre de nouveau la paroi, il faut retraverser, mais ensuite le lit s'élargit et redevient peu profond ; là aussi, il y a des pierres sur lesquelles on peut poser le pied. Nous pourrons nous rendre dans deux des abris qui se trouvent de ce côté, mais il faudra retourner de l'autre côté
pour aller au troisième, le plus grand, parce que c'est là que nous dormirons, surtout s'il pleut.
- Si nous passons par le premier chemin, il faut grimper, si nous VfttitKft il font tKSii"Cfi"c l'anti asfeaiîa TîîEsdnlsi!
HŒM:œ: =^=
frère. qu'est-ce qui serait le plus facile, pour les chevaux ?
demanda-t-il à Ayla.
- Ce n'est pas difficile de
Weitere Kostenlose Bücher